22 octobre 2007
L'Afrique du Sud championne du monde de rugby : les raisons du succès
L'Afrique du Sud, sacrée samedi 20 octobre, championne du monde de rugby, voit consacrer un arsenal sans doute plus complet que ses rivaux, mais surtout une excellence dans des vertus plus que jamais en vogue au Mondial 2007: défense, hyper-réalisme et résilience.
Le deuxième titre des Springboks (après 1995), quasiment au fond du trou il y a onze mois, ressert aussi un bon vieux cliché, asséné avec force - par l'Angleterre également - lors de ce Mondial à la Nouvelle-Zélande, l'Australie et la France: forme présumée et réputation valent moins que les prochaines 80 minutes.
Petit inventaire des clefs du succès sud-africain:
Les chiffres ne mentent pas. Avec Percy Montgomery, réalisateur numéro 1 (105 pts, 94% de réussite), Bryan Habana meilleur marqueur (8 essais, record de Lomu égalé), avec une touche souveraine (seule l'Australie fait mieux au décompte), les statistiques font des Boks les meilleurs, ou presque, dans tous les secteurs. Leur mêlée n'est pas conquérante ? Elle limite les dégâts, comme "experts" argentins et anglais s'en sont rendus compte.
Résilience : les Springboks ont la peau dure. Ebranlés à deux reprises (par les Tonga (30-25) en poule, les Fidji (37-20) en quarts, ils gardèrent la tête froide, quand d'autres ténors la perdaient, et rétablirent la situation. Et finalement, ils ont moins tremblé en demi-finales contre l'Argentine (37-13) et en finale contre l'Angleterre (15-6). Préparation + exécution + méthode = calme: tel est leur équation sans romance. Ils s'y sont tenus.
Il y a onze mois, l'entraîneur Jake White était à 80 minutes du limogeage, après un quasi-record de six défaites de rang. Sauvé par un succès sur l'Angleterre à Twickenham, il a tenu bon, et devient à présent roi des techniciens. Le rugby, l'histoire, ont la mémoire courte, comme a souvent souri White à mesure que tombaient les "favoris", Nouvelle-Zélande, Australie, France. En cela aussi, les Boks sont en phase avec ce Mondial.
Stabilité : White ne cache pas son admiration pour Clive Woodward, manageur de l'Angleterre championne en 2003. Comme lui, il a joué la stabilité envers un groupe de joueurs qu'il accompagne depuis longtemps, un mélange de champions du monde des moins de 21 ans de 1999 (Smit déjà capitaine) et de ceux de 2002, avec une pincée de grognards (Du Randt, Montgomery). Sa foi en eux sur quatre ans, malgré des moments durs, a payé.
Défense-dissuasion : les Boks voulaient égaler leurs glorieux anciens de 1995: ils y sont parvenus au-delà de leurs espérances, avec une finale sans goût ni grâce, sans essai comme en 1995. A défaut, on peut donc louer leur abnégation et agressivité en défense, avec mobilisation générale et réorganisation rapide: 648 plaquages à ce Mondial, neuf essais encaissés certes, mais un seul dans les "gros" matches (Angleterre deux fois, Argentine). Une étanchéité qui décourage la prise de risques. De la dissuasion, quoi.
Et pourtant, ils jouent. L'efficacité offensive sud-africaine, patiente au premier tour (59-7 contre les Samoa, 36-0 contre l'Angleterre), a crevé l'écran en demie contre l'Argentine (37-13) avec quatre essais sur transformations ultra rapides de jeu à partir de miettes récupérées. Les Boks ont marqué 33 essais (seuls les All Blacks ont fait mieux). En Habana, Steyn, Pietersen, ils ont des "gamebreakers" décisifs dont rêverait toute sélection. Et qu'on rêverait de voir investis d'un rôle plus prépondérant. Pas à ce Mondial de pourcentage.
Le facteur "arc-en-ciel" : le contexte politico-racial si particulier de l'Afrique du Sud post-apartheid, de son sport jadis complice, pèse souvent sur les Boks. A l'inverse, quand le jeune Etat multiracial se range ostensiblement derrière son XV - le président Thabo Mbeki au milieu des joueurs, les messages de Nelson Mandela -, ils assurent y puiser "quelque chose de spécial". Après l'éphémère euphorie de 1995, à eux, cette fois, de transformer l'essai.
13 septembre 2007
Thuram : "C'est une catastrophe"
Lilian Thuram ne s'en remet pas. Le défenseur des Bleus est abattu par la défaite de l'équipe de France face à l'Ecosse au Parc des Princes d'un score de 0 à 1. Sans remettre en cause la qualication des Bleus pour le prochain Euro, le Barcelonais se désole de la réussite écossaise face aux Tricolores. Interview reccueillie par l'équipe d'Eurosport :
Lilian Thuram, on a l'impression que ce soir, rien n'a fonctionné face à l'Ecosse.
L.T. : Je pense qu'en première période, on n'a pas été à la hauteur par rapport à cette équipe qui voulait absolument gagner. C'est clair que l'on n'a pas bien joué en première période. On se reprend bien en seconde période, mais on se prend ce but assez incroyable...
Est-ce que cela qu'on appelle un hold-up ?
L.T. : Je ne sais pas si on peut appeler ça un hold-up, en tout cas, c'est une catastrophe pour nous. On n'a fait une très mauvaise opération ce soir. Il était fondamental que l'on s'impose. La rencontre a basculé sur un coup du sort. Mais bon, c'est le football qui est comme ça, même si c'est difficile à croire.
Rien n'est perdu pourtant...
L.T. : Bien sûr que rien n'est perdu, heureusement d'ailleurs. Mais bon, déjà faire 0-0 à la mi-temps face à l'Ecosse, ça fait peur. On n'a pas su conserver ce résultat pour faire mieux en l'emportant à la fin. On pensait avoir retenu la leçon du match aller, mais ce soir on s'est fait encore surprendre. Et par un but énorme de McFadden, qui est verni. Un contrôle sur une relance de son gardien, il se retourne et tire dans la foulée pour trouver la lucarne. J'en reviens toujours pas.
Vous restez 180 minutes sans marquer de but face à l'Ecosse. Où est le problème selon vous ?
L.T. : Il n'y a pas de problème d'animation offensive. Que ce soit à l'aller ou au retour, on a vu une équipe de France qui avait envie de gagner et de marquer. Malheureusement, cela n'a pas joué en notre faveur. Ils ont une demi-occasion qu'ils convertissent en but, comme à l'aller... c'est rageant.
Ressentez-vous un peu de colère ?
L.T. : Oui quand même. On joue pour gagner. On sait que c'est important pour la qualification et au final, on perd 1-0. Donc c'est normal que l'on ne soit pas très bien après le match.
Qu'est-ce qu'il a manqué à l'équipe de France ?
L.T. : C'est difficile à dire comme ça. Un but, forcément. Ce but qui nous aurait permis de jouer plus libéré et d'ouvrir plus le jeu. Les Ecossais auraient été obligés de se découvrir un peu plus. Ils sont restés principalement en défense et c'est le genre de match où ça se joue comme ça et où tout bascule sur un coup du sort. A force de pousser, sur le terrain on se dit qu'il va arriver une catastrophe. Et on se prend ce but de 35 mètres...
L'équipe de France n'a-t-elle pas un mal récurrent à jouer contre des équipes trop défensives ?
L.T. : Oui, mais c'est normal. C'est le cas de toutes les équipes. Jouer une équipe qui reste à 11 derrière est forcément dure à manoeuvrer et à déstabiliser. Ce n'est pas que la France.
Pour vous, cette défaite compromet les chances de qualification de la France pour le prochain Euro ?
L.T. : Pas complètement, mais c'est vrai qu'il aurait mieux valu gagner contre l'Ecosse. Mais ce n'est pas fini, bien sûr. Il y a encore un espoir. Mais après ce match, j'ai du mal à me projeter dans l'avenir. Je suis encore dans le match et c'est vraiment une grande déception. Il y avait beaucoup d'attente, beaucoup de volonté de bien faire, comme en seconde période où l'on donne tout ce que l'on a pour marquer.
04 septembre 2007
Grand Prix de Plouay, Voeckler on fire
Oublions les mésaventures des Bleus au championnat du monde d'athlétisme d'Osaka, les débuts peu convaincant de l'équipe de France de basket malgré leur victoire sur la Pologne (74-66) qu'on demande à voir mieux aujourd'hui face à l'Italie dans ce championnat d'Europe.
Mais reparlons de la grande victoire de Thomas Voeckler qui a fait reparler de lui en s'offrant la victoire au Grand Prix de Plouay dimanche dernier.
Thomas Voeckler a signé sa plus belle victoire dimanche au nez et à la barbe du peloton. La révélation du Tour de France 2004 confirme sa forme éclatante puisqu'il venait de gagner le Tour du Poitou vendredi dernier. De bon augure avant le Mondial...
Son coup de rein à 2,5 kilomètres de l'arrivée n'a laissé aucune chance aux équipes de sprinteurs cachées dans le peloton. Il a lutté sec à la ligne d'arrivée face à la menace du norvégien Thor Hushovd (Crédit Agricole) qui arrive deuxième et de l'italien Danilo Di Luca (Liquigas), leader du Pro Tour, qui complète le podium.
On espère tous que Voeckler continuera dans sa belle marche de progression, il restera l'un des chouchou dans le sport dans le coeur des français (et en gros on se demande comment Laure Manaudou est-elle arrivée première dans le sondage des sportifs préférés des français ? Certes, on a gagné des médailles grâce à elle mais ne semble pas très fûte fûte la petite... Le sondage doit être truqué).
30 août 2007
Haka en puissance !
Vous devez sans doute connaître le haka de l'équipe des All Blacks (Nouvelle-Zélande) ? Cette fameuse danse spirituelle du peuple des maori n'est pas que le monopole des néo-zélandais, la Tonga réplique sur celui des All Blacks ! La coupe du monde de rugby va être chaud bouillant !
29 août 2007
Le défenseur de Séville Antonio Puerta est mort
Le défenseur de Séville Antonio Puerta est mort mardi, trois jours après avoir été victime d'un malaise lors de la rencontre de Liga espagnole entre sa formation andalouse et l'équipe de Getafe, annoncent les médias espagnols.
Le jeune joueur de 22 ans avait été placé en soins intensifs depuis samedi et bénéficiait d'une assistance respiratoire quand son état a empiré mardi, a indiqué l'hôpital Virgen del Rocio.
Puerta s'était évanoui à proximité de son but à la 31e minute de la rencontre, mais avait pu quitter le terrain en marchant quelques minutes plus tard après avoir reçu des soins des médecins de son équipe.
Il avait connu un nouveau malaise dans les vestiaires avant d'être évacué sur un centre hospitalier.
Séville avait battu Getafe 4 - 1.
La Fédération espagnole a annoncé qu'une minute de silence serait observée sur tous les stades lors de la prochaine journée de Liga.
La rencontre du tour préliminaire de Ligue des champions que le FC Séville devait disputer mardi soir sur le terrain de l'AEK Athènes, a été reportée par l'UEFA qui a indiqué qu'elle aura lieu lundi. L'AEK avait demandé le report de ce match en raison des incendies ayant causé en Grèce la mort de 64 personnes.
Le FC Séville doit aussi affronter le Milan AC vendredi lors de la Supercoupe d'Europe. Il n'est pas certain que le match aura lieu. "Milan est prêt à suivre toute décision prise par l'UEFA, jouer ou non", indique Milan sur son site web.
La mort d'un champion, Antonio Puerta.
26 août 2007
Guy Roux jette finalement l'éponge
Après seulement cinq journées passées sur le banc artésien, Guy Roux a démissionné de son poste d'entraîneur du Racing Club de Lens.
L'envie n'habitant plus le coeur du bonhomme, ce dernier a décidé de renoncer au pari lensois. Jean-Pierre Papin serait pressenti pour reprendre le flambeau artésien.
Quand je pense qu'il a fait tout ce cinéma comme quoi il n'était pas trop vieux (68 ans) pour coacher ! De plus, il avait un soutien médiatique dont en particulier le président de la République, Nicolas Sarkozy...
Je pense que c'est la meilleure chose qui puisse arriver au Racing Club de Lens lol !
23 août 2007
Belle rentrée pour les Bleus
Hier, l'équipe de France de football ont battu la Slovaquie (1-0) à Trnava grâce à un but de Thierry Henry à la 40ème minute en marquant un coup de franc joué rapidemment, trompant la vigilance du gardien slovaque Senecky. Henry en inscrivant sont 40ème but sous le maillot national, est à une unité du record de Michel Platini (le record est à 41).
Malgré les absences des titulaires de la barrière défensif des Bleus dont Thuram, Gallas, Sagnol, victimes de leurs blessures, le choix défensif de Domenech a finalement été récompensé : résultat une très belle démonstration de force du duo Mexes/Abidal dans la chanière centrale et des latéraux Clerc et Evra.
J'ajoute une mention spéciale pour Sagna pour sa première selection (rentré à la place de Clerc à la 63e). Né à Sens (enfin quelqu'un du coin où j'habite !), le nouveau joueur d'Arsenal aurait bien pu inscrire son premier but de la tête sur corner mais il a manqué le cadre de peu à la 80ème minute.
Le prochain rendez-vous des Bleus sera le 8 septembre 2007 à Milan contre l'Italie, match comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2008. A noter que l'Italie, a cependant été humilié à Budapest contre la Hongrie en match amical (1-3).
20 août 2007
Basket-Ball : le tournoi de Paris, l'EDF remporte le tournoi et finit en fanfare !
La France a livré une véritable démonstration face à la Russie (92-56) pour remporter le Tournoi de Paris. Après le feuilleton Diaw lié aux problèmes d'assurance pour son dos, l'EDF a réalisé une très belle répétition ce week-end. Insolents d'adresse, notamment à trois points, les Bleus ont livré le meilleur match de leur préparation. De bon augure à deux semaines de l'Euro 2007. Mais il faudra confirmer...
C'est un test sérieux que passait l'équipe de France face à la Russie lors de la dernière journée du Tournoi de Paris. Et à affiche de qualité, invités de marque. Le XV de France au grand complet a ainsi rallié Coubertin quelques heures seulement après leur brillant succès contre l'Angleterre au Stade Vélodrome de Marseille. Et les rugbymen ont été accueillis par des Tricolores éblouissants dès le coup d'envoi avec un Tony Parker au sommet de son art.
En cinq minutes il fait chavirer une salle pleine à craquer en enchaînant les tirs de loin et les pénétrations tranchantes. Tous ses coéquipiers sont à l'unisson et l'intensité défensive souhaitée par Claude Bergeaud est bien au rendez-vous, de même que le contrôle du rebond défensif, un point noir face aux Tchèques dont le match a été disputé vendredi passé. Les Russes ne trouvent aucune ouverture et le premier quart-temps vire rapidement au cauchemar. Ils encaissent un terrible 17-2 en cinq minutes. Andrei Kirilenko est invisible alors qu'en face l'avitation française a reçu l'autorisation de décoller à l'image d'un gigantesque alley-oop de Florent Pietrus. La question est désormais de savoir si à l'ouverture du banc l'écart créé va se maintenir. C'est le cas et mieux même. La différence augmente (28-9 dans la 10ème minute du premier quart-temps) grâce notamment à la remarquable efficacité de Cédric Ferchaud.
Cédric Ferchaud, sans hésitation, ni état d'âme, il dégaine derrière la ligne à 6,25 m. Sa mire est idéalement règlée et le massacre se poursuit. Les drives français créent des trous béants dans la défense russe et les shooteurs enfilent les tirs ouverts comme des perles. Kirksay se joint à la fête et Parker renvoie de nouveau Florent Pietrus dans les étoiles.
Les chiffres sont éloquents à la pause : 54,5% de réussite contre 25,0%. 27 rebonds à 16 et 53-21 au tableau de marque avec un Parker à 12 points, 4 rebonds et 4 passes décisives. Une authentique démonstration de force. C'est donc dans une ambiance de fête que Boris Diaw et Raphaël Ibanez, les capitaines du basket et du rugby, s'échangent leurs maillots.
Dans ces conditions, difficile de rendre une copie aussie aboutie en deuxième mi-temps, d'autant plus que les Russes font preuve d'un peu plus d'agressivité pour compenser une adresse de loin toujours aux abonnés absents. Kirilenko se décide à sortir de sa réserve et signe quelques mouvements dignes de son talent. Mais Ferchaud veille au grain. La France continue de faire la passe supplémentaire (parfois à l'excès) et le sniper, caché dans les coins, en profite pour exploser son record de points sous le maillot bleu. Et si le sélectionneur avait encore des doutes sur l'identité du joueur à emmener en Espagne, Michel Morandais ne va pas lui simplifier la vie en signant à son tour une excellente entrée en jeu. Si déçu de ses prestations à Strasbourg l'ancien étudiant de Colorado s'était promis de montrer sa vraie valeur à Paris. Le début du quatrième quart-temps lui appartient. Le pensionnaire du championnat d'Italie passe 13 points en six minutes pour donner à l'écart des proportions surréalistes. Les dernières minutes sont anecdotiques et les Bleus ont bien mérité quelques jours de repos après le superbe spectacle offert au public à Coubertin pour terminer le tournoi.
Claude Bergeaud : "On peut classer cette rencontre de "surmatch" dans le sens où tout réussit parfaitement. On ne peut que se réjouir d'un match comme ça contre une Russie qui a de la potentialité et cela me fait plaisir parce que les joueurs font des efforts pour corriger ce qui n'allait pas hier. Mais attention, ce n'est pas un match référence. La référence c'est dans la normalité."
Les résultats du tournoi de Paris :
Vendredi 17 août 2007
Russie 83 - 80 République Tchèque
France 86 - 64 Portugal
Samedi 18 août 2007
France 76 - 72 République Tchèque
Russie 80 - 58 Portugal
Dimanche 19 août 2007
France 92 - 56 Russie
Portugal 71 - 62 République Tchèque
Le classement :
1. France
2. Russie
3. Portugal
4. République Tchèque
Claude Bergeaud dévoile définitivement la liste des 12 joueurs sélectionnés qui vont aller en Espagne disputer le championnat d'Europe 2007 :
Meneurs :Tony Parker (San Antonio Spurs), Aymeric Jeanneau (ASVEL), Yohann Sangaré (ASVEL).
Arrières-ailiers : Joseph Gomis (Valladolid, ESP), Boris Diaw (Phoenix Suns), Yakhouba Diawara (Denver Nuggets), Tariq Kirksay (Kazan, RUS), Cédric Ferchaud (Pau-Orthez) .
Intérieurs : Florent Pietrus (Estudiantes Madrid, ESP), Frédéric Weis (Bilbao, ESP), Ronny Turiaf (Los Angeles Lakers), Pape Badiane (Roanne).
Claude Bergeaud, sélectionneur de l'équipe de France de basket-ball.








